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Témoignages.
Brain gym et dégénérescence de type Alzheimer chez une personne âgée
Par Marie-Dominique Coronel
Consultante et instructrice en Éducation Kinesthésique
Mme ML a été diagnostiquée, par les spécialistes concernés, comme ayant la maladie d'Alzheimer. Elle est «absente», et chaque fois qu'on lui adresse la parole elle répond «Je ne comprends pas ce que vous dites.»
La première séance a été consacrée à l'observation de son profil d'organisation cérébrale dans le but d'aider la personne qui s'occupe d'elle à comprendre certaines de ses réactions : les yeux et les oreilles n'ont pas le même côté dominant pour le proche et lointain. Mme ML ne pouvait pas faire deux mouvements croisés. Il fallait l'aider en prenant son genoux et son bras d'abord d'un côté puis de l'autre. L'autre exercice introduit, en dehors du besoin crucial de lui faire boire de l'eau (qu'elle rejette), a été les points d'enracinement.
Après une semaine d'exercices, elle arrive à faire seule les mouvements croisés pendant plusieurs minutes avec deux arrêts seulement. D'après la personne aidante, elle commence à être plus «présente», elle débarrasse la table et charge le lave-vaisselle, ce qui ne lui arrivait jamais avant. Elle a été capable de faire un courrier.
La deuxième séance a permis d'introduire la chouette et l'allongement des bras (avec aide) car elle se plaint de douleurs entre le cou et les épaules. Il est observable que la capacité de rotation possible de la tête est extrêmement faible. Un autre exercice est introduit : la libération de stress par les sons issue de Santé par le Toucher. Mme ML n'arrive à produire aucun des sons proposés, quelque soit la demande, elle répète : «Je ne comprends pas ce que vous dites...».
En troisième séance sont introduits le crayonnage en miroir et le 8 infini. Ces exercices sont très difficiles pour Mme ML qui s'arrête à tout moment en redisant qu'elle ne comprend pas ce qu'elle doit faire. Au bout que quelques jours, les crayonnages qui, au début, ne sont que des répétitions de lignes droites, deviennent de plus en plus diversifiés, des courbes et des couleurs apparaissent.
Le travail de la quatrième séance a tourné principalement, sur l'expression des sons, en insistant sur l'utilisation de l'émotion associée au son (le cri n'est plus neutre mais de colère, le gémissement n'est plus neutre mais une réponse à une douleur ou une peur).
La personne aidante a téléphoné trois jours plus tard, extrêmement enthousiaste, en expliquant que Mme ML s'est sentie très mal pendant 24 heures à la suite de ce travail sur les émotions. Et le lendemain de cette séance, en fin de journée, elle a eu environ deux heures de lucidité, avec des souvenirs qui affluaient aussi bien sur sa jeunesse que sur une période plus récente. Deux appels ultérieurs indiquent que ces périodes de «présence de la mémoire» sont réguliers, pas permanents, mais que Mme ML recommence à faire des projets.
Depuis, nous avons ajouté des exercices d'allongement et l'équilibrage énergétique de type Santé par le Toucher. Le programme quotidien reste libre : faire quotidiennement au moins les mouvements croisés, l'eau et choisir au moins deux des autres exercices en alternance. Mme ML n'est pas toujours «présente» mais sa mémoire arrive par intermittence. Elle recherche maintenant un «projet pour être utile aux autres», elle n'a pas encore trouvé ce, qu'elle pourrait faire. Pour aider à remémorer des mots; la personne qui l'aide introduit le casque d'écoute, le dessin, l'écriture et, lorsque possible les autres sens (odeurs, toucher...). Il a fallu ainsi quelques minutes pour retrouver ce que Mme ML cherchait : une orange. Dans l'équilibrage par les sons, elle peut maintenant retrouver seule des chansons de son enfance, elle en a même inventée une, une fois. Seuls les gémissements restent très difficile à faire.
En conclusion de ce travail de 5 mois, à raison d'une rencontre par mois, la Brain Gym a montré sa capacité à aider les personnes âgées comme Mme ML, non pas à guérir cette terrible maladie, mais à réduire son impact sur le quotidien. Bien sûr, cela implique que la personne aidante s'investisse beaucoup. L'aidante de Mme ML était parfois si fatiguée, qu'elle ne pouvait pas trouver l'énergie de faire les exercices. Ayant à trouver d'autres personnes pour partager le temps d'aide, elle a observé que les temps «de présences» étaient d'autant plus fréquents ou longs que les exercices de Brain Gym ont été effectués. L'idéal serait de pouvoir former les aidants des personnes comme Mme ML à effectuer ces exercices permettant de ralentir les effets dévastateurs de la maladie d'Alzheimer.
Documentation de référence :
Article : Effet de la Brain Gym® sur les performances cognitives de patients atteints de la maladie d'Alzheimer. Par Gabriel Drabben-Thiemann publié dans le journal de Brain Gym France n° 2.
Naomi Feil et François Blanchard : La validation, Mode d'emploi
Editions Pradel
Joanne Koennig Coste : Comprendre Alzheimer : une approche révolutionnaire pour ceux qui vivent avec la maladie.
Intégration des réflexes de naissance dans une séance d'équilibrage avec un adulte
Communication pour la publication professionnelle « Journal du Brain Gym »
Par Marie-Dominique Coronel
Consultante et instructrice en Éducation Kinesthésique
Certains d'entre nous ont déjà présenté l'intérêt des réflexes infantiles avec des enfants en difficulté d'apprentissage. Je voudrais présenter aujourd'hui une autre façon d'utiliser ces réflexes.
MDR (initiales fantaisistes) est déjà venu quelques fois car elle a de nombreuses douleurs de type fibromyalgique et intolérances alimentaires. Aujourd'hui la recherche de l'objectif tourne autour d'un mariage auquel elle doit participer. Son plaisir d'y aller est tempéré par le besoin de prendre l'avion, par le fait qu'étant ballonnée, outre le mal-aise quelle ressent en continu, elle a dû acheter une nouvelle robe de cérémonie, elle n'a pas pris de poids mais son ventre est trop gonflé pour sa tenue de sortie habituelle, de plus ses difficultés digestives rend les visites à l'étranger difficiles.
L'objectif prioritaire est associé aux ballonnements et l'objectif final est « Mon ventre est vide et libre ».
Parmi les 7 dimensions testées nous trouvons perturbés le centrage, la focalisation et le point d'autogestion gauche.
- Le premier équilibrage nous amène à travailler en priorité le point d'autogestion avec une procédure émotionnelle (pouce-annulaire). Ayant intégré le baromètre de comportement du « 3 en 1 » au sein de la procédure des 7 D nous avons travaillé sur le trio négatif « en échec, hébété, sans choix » et son pendant positif « sincère, essentielle et ayant le choix » au temps ici et maintenant.
Ce premier travail a équilibré le centrage en même temps que le point d'autogestion.
- Deuxième travail sur la focalisation. La cliente est perturbée sur la vision en perspective, les zones de la chaîne arrière en faiblesse sont l'occiput et les genoux. Le point d'équilibrage est le PIC. L'action d'équilibrage se fait dans la catégorie structure (pouce index) et c'est revivre les réflexes de naissance au moment du passage.
Pour ceux et celles qui ont fait les réflexes une petite parenthèse. Svetlana Masgutova, lors d'un stage des réflexes en profondeur, nous a fait faire par 3 (deux personnes jouant la porte de sortie et une vivant sa naissance) les réflexes du passage : réflexes spinaux de Galand et de Péreze associés au réflexe asymétrique du cou (RTAC) et, à la sortie, le réflexe de Moro. Ce que j'avais observé lors de ce mime que ce soit pour moi ou pour les deux collègues qui l'avaient fait avec moi m'avait incité à le mettre dans mon panel d'exercices d'équilibrage potentiels.
A l'énoncé de cet exercice MDR se met à pleurer : elle est née avec le cordon autour du cou et la peur revient rien que d'y penser. Elle connait les réflexes, mais même après que je les lui ai montré, elle n'arrive pas à faire l'enchainement, il me faut les mimer en même temps qu'elle pour qu'elle puisse démarrer. Je lui annonce les contractions initiant le RTAC, elle mime une sorte de course ralentie à la place des réflexes spinaux. Avant l'arrivée à la zone symbolisant le seuil elle se met à crier qu'elle a mal aux épaules, une douleur très forte. Je l'avais assurée que je jouerais le médecin qui lui enlève le cordon d'autour du cou, à ce moment je change d'avis. Je mets mes mains près de ses épaules et lui dit que je suis sa Maman qui lui envoie de l'amour pour atténuer sa douleur puis je lui dis que c'est elle qui doit se libérer du cordon. Elle le prend entre ses deux mains et l'envoie vers l'avant. Évidemment, le mouvement est inefficace puisque le cordon ne peut que revenir sur le cou. Je lui décris le mouvement qui serait efficace (passer par dessus la tête, donc utiliser ses épaules douloureuses) et elle peut enfin sortir et faire le mouvement de Moro.
Cet exercice équilibre la focalisation.
En clôture de séance, la cliente s'aperçoit qu'elle n'a plus mal aux épaules ni au ventre. Elle me raconte que lorsqu'elle a choisi sa nouvelle robe, deux jours auparavant, elle a eu l'impression d'étouffer en l'ôtant, car elle n'arrivait pas à retirer le col roulé, tout en disant quelle avait conscience que le col était très souple et ne pouvait en aucun cas rester bloqué autour de son cou. Elle m'explique quelle se sent comme libérée d'une pelure excédentaire autour de son corps comme une couche d'air entre deux peaux.
Lorsque j'ai revue la cliente pour lui demander l'autorisation de publier cette séance elle m'a dit que le mal au ventre n'est pas revenu avant une semaine mais... pendant le mariage son mari a eu un très gros problème de santé et le reste de la cérémonie et du séjour c'est passé à l'hôpital. Ses douleurs abdominales sont alors revenus en réponse à sa peur intense.
Ce n'est pas la première fois que j'utilise cet enchainement de réflexes. Il est surprenant d'observer que nous rejouons notre naissance sans pouvoir faire autrement. C'est le troisième cas de cordon autour du cou qui sort avec cet enchainement. Une autre fois une personne n'arrivait pas à démarrer, quand j'ai essayé de comprendre pourquoi, il est apparu que cette personne avait une jumelle ainée et il m'a fallu jouer le rôle de la jumelle pour qu'elle puisse démarrer sa propre naissance. Ce travail peut être éprouvant mais il est très riche à vivre.
Consultez aussi :
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Crayonnage en miroir
